Bonjour et bienvenue
Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Mon oreille a guidé mes pieds,
Jusqu’à la falaise où je te découvre,
La lune te baigne de sa clarté,
Comment dire ce que j’éprouve ?
Océan seul, Océan soir,
De ma hauteur, j’ai peur du noir.
Terrifiée par ton immensité,
Mais calme à la fois.
Rester là pour l’éternité,
Rester là face à toi.
Océan nu, Océan moi,
Dès que je t’ai vu, j’ai su pourquoi.
Vacarme fracassant,
Roche battue,
Géant écumant,
Je me sens perdue.
Océan peur, Océan corps,
Loin de ton cœur, je t’aime encore.
Femme de sable, quand je te vois,
Je sens l’instable qui règne en moi.
Ton existence tient à un fil,
La marée va bientôt venir.
Femme Océan, il va te prendre,
Dans ton néant, je viendrai m’étendre.
Ton existence est éphémère,
Il va t’engloutir, petite mère!
Femme fragile, tu partiras,
Mais dans mon île, tu renaîtras.
Ton existence m’aura appris,
L’insignifiance de la vie.
Femme de sable, tu étais mon château,
Je pars à la nage sans mon petit seau.
Dans la mousse du bois de mon cœur,
D’un seul coup il a poussé, mon petit Prince.
Tout étonné il est resté planté,
Ne sachant où se mettre.
Puis il a essayé tous les fauteuils,
Mais comme aucun ne lui allait,
Il a voulu partir, mon petit Prince.
De peur d’être déserté mon cœur a crié,
Alors, j’ai inventé des outils,
Et dans le bois le plus tendre,
J’ai sculpté un fauteuil de petit Prince.
Il s’y est installé et n’a plus bougé.
- Orage, tu peux gronder!
- Froid, tu peux givrer!
- Tempête, tu peux gifler!
Je ne crains plus rien, j’ai un petit Prince
Dans le bois de mon cœur.
Si vous me trouvez perdue ou désorientée,
Si j’ai l’air absent quand vous me croisez,
Si je ne réponds pas quand vous me parlez,
Veuillez m’excuser…
Je suis habitée.
Noir nuage silence,
Sournois, sur moi, tournoie,
S’enfle, se balance,
Et me noie.
Seul le chant des chaînes,
Cliquetis rongeant mes chevilles,
S’enfle, se déchaîne,
Et me brise.
Pieds collés,
Mains figées,
Oreilles cassées,
Voix envolée…
Envolée de l’espoir,
Tranchante et vibrante,
Au cœur du nuage noir,
1001 miettes sonnantes,
Le Do, le Ré, le Mi,
Et les autres aussi.
1001 retombées chantées
Picorent les chaînes de mes pieds…
Portée !
Passent les jours, passent les années…
12 printemps, 12 étés…
12 années à te regarder pousser.
Qu’aurait été ma vie sans ton regard ?
Qu’auraient été mes chagrins sans tes égards ?
Tu es le seul au monde à entendre,
Avant même que je ne dise.
De toi je peux tout comprendre,
Même les grosses bêtises.
Passent les jours, passent les regrets…
Comme je t’ai regardé poussé,
Homme en devenir,
Je te regarderai partir.
De vous à moi