Puisque mes yeux ne valent rien
Laisse-moi te toucher,
Laisse frémir mes doigts sur le grain de ta peau,
Laisse-moi caresser tes contours,
Tes bosses et tes creux,
Laisse-moi te parcourir,
Laisse-moi vibrer de tes aspérités,
Laisse-moi connaître tes lisses, tes rugueux.
Peu à peu mes mains fondraient sous ta peau
Et je ressentirais ton dedans,
Je le laisserais m’envahir
Il viendrait s’imprimer dans mon cœur.
Apaisée, je n’aurais plus peur d'oublier tes traits.
Puisque mes yeux ne valent rien,
Laisse-moi te sculpter.
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Poèmes de sens
Samedi 1 avril 2006
par TactilAnne
5
Le pavillon est vide, le pavillon est creux.
Il n'entendra plus la rondeur de ton son,
Il n'entendra plus la douceur de ton timbre.
Il a fermé la porte et jeté la clé.
Il ne veut pas résonner d'autres mots.
Le pavillon te rêve, le pavillon te chante.
Il a pivoté, il s'est ouvert sur le dedans,
Tu peux crier au dehors, il ne t'entendra pas.
Tu peux frapper, il ne t'ouvrira pas.
Tes paroles tombent en coulures de silence,
Le pavillon a peur, le pavillon est sourd.
Il ne reviendra que pour les mots d'amour.

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Poèmes de sens
Samedi 29 avril 2006
par ApeurAnne
1
Ose un pas vers moi,
Je ne te toucherai pas,
Mes mains resteront cachées,
Je ne veux que te respirer.
Là. Voilà. Reste là.
Surtout ne bouge pas.
Surtout ne parle pas.
Ton émanation si fine,
Caresse mes narines,
L’effluve de ta peau,
Glisse le long de mon dos.
Là. Voilà. Reste là.
Surtout ne bouge pas.
Respire avec moi.
Je suis la vibrante,
De ta mélodie odorante,
Imperceptible fragrance.
Je hais la distance.
Là. Voilà. Reste là.
Surtout ne bouge pas.
Je respire TOI.

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Poèmes de sens
Mercredi 5 juillet 2006
par HéroticAnne
9

Douce saveur d’enfance,
Câlin miel au lait maternel,
Heureux temps de l’insouciance,
Préserve-moi du fiel.
Amère saveur de rupture
Perfide sevrage acide
Vaines tentatives de suture
Pour colmater ses rides.
Fade saveur du temps,
Anesthésie les cris,
L’impatience du piment,
Rythme mes jours et mes nuits.
Aigre-douce saveur de la vie,
Mets concoctés, docilement consommés,
Souhaitez-moi bon appétit,
Et appelez-moi le cuisinier.
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Poèmes de sens
Dimanche 10 septembre 2006
par Anne
4
De vous à moi