J’ai bu,
Je l’ai bu ton absence.
Goutte à goutte…
Je l’ai sentie couler dans ma gorge.
J’ai senti l’acide du sans toi s’infiltrer dans mes cellules.
Je n’ai rien dit, rien fait, qu’attendre…
Attendre dans le vide du rien.
Fermer les yeux n’empêche pas la pluie de ruisseler,
Ruisseler jusqu’à creuser les ravines du temps.
Ce temps qui se joue de moi comme je me joue de lui.
Je ne veux plus jouer, je n’aime pas le jeu.
J’ai froid, j’ai froid dans mon tout.
J’ai manque, j’ai manque partout.
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communauté : Les mots dans tous leurs états
Jeudi 15 mai 2008
par Gaïa
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De vous à moi