
Romance de ta voix dans mon creux,
Vibrance de tes mains sur ma peau,
Cadence de nos corps
Partance de nos âmes...
Immense.
Danse.
Aimance.
Poème mis en musique ici
Dire et Terre

Romance de ta voix dans mon creux,
Vibrance de tes mains sur ma peau,
Cadence de nos corps
Partance de nos âmes...
Immense.
Danse.
Aimance.
Poème mis en musique ici
Vide,
Elle se sentait vide,
Vide au-dedans.
Comme une sculpture qu’on aurait creusée,
Creuse comme une jarre, elle attendait l’eau.
Cette eau qui viendrait lui lécher les pieds,
D’abord tout doux comme une caresse,
Elle sentirait la chatouille du sable se dérober sous ses pieds,
Jusqu’au prochain retour de vague.
Cette vague qui entrerait en elle,
Emplirait ses jambes dans un frisson furtif,
Avant de repartir pour laisser place à la suivante qui gagnerait ses entrailles.
Et ainsi de suite, dans une valse intérieure crépitante d’écume,
Chacune d’entre elles laisserait un souvenir de plus en plus mordant.

Mon papa Dou il est tout noir,
Noir comme mon dedans.
Mon papa Dou il est vieux,
Vieux comme le monde.
Quand il raconte mon papa Dou,
Même les oiseaux s’arrêtent de chanter pour l’écouter.
Quand il chante mon papa Dou,
Je comprends tout ce qu’il dit sans même avoir appris.
Quand je me loge dans son creux à mon papa Dou,
Il m’enserre de ses longs bras et le temps s’arrête.
Quand je le respire mon papa Dou,
Je respire sa terre.
J’entends les percussions du pilon des femmes, les troupeaux de gnous qui galopent dans la poussière, les rires des enfants qui clapotent dans le fleuve, le bruissement du vent dans les feuilles
du baobab…
J'entends et je pars…
Je pars.
Si par extraordinaire, un papa Dou venait à passer par là qu'il sache que je suis adoptable et que ça
urge.
(et que, pour une fois, je suis tout à fait sérieuse!)
De vous à moi