Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Novembre 2007
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

guerre_enfant.jpg

Enfant poussière, tu avances dans le froid,
Pirouettes, cacahuètes et Nutella,
Sont allés voir ailleurs si tu n’y étais pas.
  Tu marches sans savoir où tu vas.
  Tu es seul. Tu ne comprends pas.

 

Enfant poussière, tu avances en tremblant.
Canon, fumée et  tache de sang,
  Tu ne connaîs pas l’autre versant.
Tu marches droit devant,
Et pourtant…

 

Pourtant tu marches en rêvant…
Tu rêves d’un vélo de grand,
Un vélo rouge et clinquant,
Avec un porte-bagages devant,
Pour qu’elle s’assoie en chantant,
Et qu’elle rit aux parfums du printemps. 

 

publié dans : Autres poèmes
Jeudi 1 novembre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (2)   
mama1.jpg


- Maman, tu le crois toi qu’on a tous une mission dans la vie ?

- Oui, je crois que je le crois.

- Tu l’as trouvée toi la tienne ?

- Trouvée…  Oui je pense mais accomplie non, pas complètement en tout cas.

- C’est quoi ?

- Ben, être maman mais au sens large et symbolique du terme. Vu comme je me suis représentée dans la terre avec tous ces bébés qui me grimpent dessus, j'ai plus de doute là... Je me prends pour la Pétronille de Claude Ponti ou la Jenny Fields de John Irving, tu le sais. Moi j’aurais voulu aller en Afrique, bon il aurait fallu du fric aussi… J’aurais voulu y bâtir une grande maison pour pouvoir accueillir les enfants meurtris (tous, bien sûr : très très grande la maison!)… C’est con et utopique évidemment, je sais mais j’aurais voulu ça, recueillir les petits Poucet, les aider à pas crever, leur donner tout simplement de l’amour puisque j’en ai à revendre et que tant d’enfants en manquent… Et puis parfois tu vois, j’aime bien me rêver au seuil de ma vie sur le pas de la porte de ma super maison, accueillant ses enfants devenus adultes qui viendraient à leur tour me rendre visite pour me présenter leur famille. Je me verrais bien vieillir comme ça, ce serait le rêve, c'est tellement triste la vieillesse solitaire dans notre pays… Toujours entourée de monde, portes ouvertes, du mouvement, des rires d’enfants…Mais bon, j’ai fait deux enfants ici et j’ai pas bougé. Je regrette pas du tout parce que je le vis comme ma grande réussite et puis si j’avais pas été mère, je serais hyper frustrée du manque de cette dimension là c'est sûr, mais voilà, j’ai pas su faire les deux, je sais pas si c’est possible, en tout cas pour moi ça ne l’est pas, je le sais et je l’accepte, même le désir d’adopter un enfant africain, je sais que je le concrétiserai pas.
- Pourquoi?
- Trop tard.
- Mais non, ça serait chouette !
- Trop compliqué et puis ça fait peur, c'est énorme, tu fais pas ça à la légère et puis je me fais dissuader dès que j'aborde le sujet, ce serait peut-être une connerie. Non c'est venu trop tard et je crois que le désir est pas assez puissant pour le mener à terme, ça restera un mythe. Je crois qu’on peut pas tout faire, une vie c’est trop court. On va dire que l’humanitaire ce sera pour la prochaine fois.
- Je suis sûre que tu y partiras en Afrique, c’est obligé.
- Oui, peut-être bien mais pas pour m’y implanter et m’accomplir… C’est trop tard, j’ai pas un rond et mon corps est usé. Ce sera autre chose, mais je sais pas, tu as raison, la vie est pleine de surprises. Et puis le sorcier m’a dit que dans ma précédente vie j’étais noire et que je m’occupais d’enfants donc si ça se trouve, je l’ai déjà accomplie… donc voilà pour la mission. D’autres questions mademoiselle ?


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publié dans : Dialogues
Samedi 3 novembre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (1)   

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- Déchirer le mur.
- Quel mur? Le mur du silence? Le mur des lamentations ?
- Les deux. Déchirer les murs… Tous les murs… Passer au travers…Et découvrir l’autre coté.
- Qu’est-ce qu’il y a de l’autre coté du mur ?
- De l’espace… De l’espace jusqu’à un autre mur…Faire le mur.
- Pourquoi ?
- Pour désobéir.
- Ca sert à quoi ?
- A découvrir.
- Découvrir quoi ?
- L’interdit… L’inconnu….Derrière le mur il y a l’inconnu.
- Méfie-toi des inconnus.
- Pourquoi ?
- Parce que tu ne les connais pas.
- Comprends pas
- Quoi ?
- Les murs !
- Les murs servent à délimiter le territoire, ton territoire. Et puis d’abord un mur ça se déchire pas, ça se tombe !
- Bien fait !
- Quoi bien fait ?
- C’est bien fait s’ils tombent ! Et s’ils se font mal c’est pas moi qui irai les consoler ! J’aime pas les murs.
- Pfff !!!!

publié dans : Dialogues
Lundi 5 novembre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (1)   

J’écris. J’écris parce qu’il y a un monstre derrière moi, ça fait un bail qu’il me suit et si j’arrête d’écrire, il me mange. Comment je le sais ? Je sais pas, je le sais, c’est tout. Ecrire pour pas se faire avaler par sa grande bouche, écrire jusqu’à perdre encre. Quand j’écris pas, il est dans mon ventre, il y est bien. Moi non… Il me mange à l’envers.

 

 
 

Batterie, guitare, basse, synthé et puis elle avec sa voix à tomber par terre. Vocalise !!! Crescendo… Elle me transperce. J’écris. J’écris parce que je peux pas danser (et puis avec un ordinateur sur les genoux on a l'air moins con d'écrire que de danser). J'écris comme on danse... En rythme, vite, très vite…. J’écris comme on pleure, comme on chante, comme on s’aime, comme on crie, comme on décolle. J’écris comme on jouit. J’écris. J’écris pour rien. J’aime. Oui, j’aime le rien. Ca laisse la place au tout.

  A ma Minette
publié dans : Blablagaïanne
Lundi 5 novembre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (5)   
ours-polaire.1186662439.jpg


Oups !! Sans faire exprès, elle avait poussé un Grrrhummm  (grognement peu discret de l’ourse qui sait qu'elle va pas tarder à avoir un câlin de l'ourson).

Plus besoin de lui envoyer des montagnes de pluie de petits points rouges par sa fausse fenêtre, plus besoin du tube à fil qui rigole l'oreille, plus besoin du sans fil qui écrit mal... Non, plus besoin :  parce qu'elle allait enfin voir sa grotte à lui!!!  En vrai de vrai : Si si… Elle en avait de la chance ! Il viendrait la chercher pile à l’heure du sanglier ! Elle se déguiserait en ourse polaire pour affronter le grand nord et voilà… là, maintenant, elle apprend à compter avec les jours qui font semblant de passer pas vite. Et puis viendra le jour du serpent de fer qui railroule plus vite que 3000 chevaux et puis celui du méchant chasseur de noisette bleue et puis le demain de celui-là, encore un autre serpent de fer et puis boum ayé le voilàra ! Merci la guitare chantante du téléphone de Cendrillon. Re-Grrrhummm !  

 
 
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publié dans : Vistoires
Mercredi 7 novembre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (5)   
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