Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Novembre 2006
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

 

Il était une fois sept arbres qui avaient décidé de vivre ensemble pour se protéger du danger. A eux sept, ils formaient le monde de la défense.

Le premier était l’arbre qui surveille, il avait deux grands yeux en l’air et un fusil caché dans ses branches, son tronc était un trou dans lequel tombaient tous ceux qui s’en approchaient. A coté de lui se trouvait l’arbre à boules qui pouvait lancer des boules sans jamais s’arrêter car elles repoussaient au fur et à mesure. L’arbre-volcan avait des branches dans lesquelles se cachaient des boutons magiques, il suffisait d’appuyer dessus pour que l’arbre crache sa lave. L’arbre militaire était très dangereux, ses branches se transformaient en mitrailles et en canon et tiraient dès que quelqu’un s’approchait. Il y avait aussi l’arbre-rondelles… si quelqu’un s’appuyait sur son tronc, une rondelle se détachait d’une branche et venait l’écrabouiller. L’arbre à têtes, lui, avait deux têtes : une en haut et une en bas, sa tête d’en-haut était ronde comme un ballon et pouvait être lancée, la tête d’en bas avait une grande bouche pour avaler les ennemis.

Mais il y avait aussi un arbre qui avait une autre méthode, c’était l’arbre à œufs. Il pondait pleins d’œufs, des œufs tellement délicieux qu’on ne pouvait s’empêcher de les manger… Ses œufs avaient l’étonnant pouvoir de transformer les méchants en gentils… c’était aussi une défense !

Avec : Léa, David, Ugo, Tom, Max, Jérémy, Florent.

Consigne : sculpter un arbre imaginaire pour composer une forêt...

 

 Dire et terre l’atelier : 31/10/06

publié dans : Dire et Terre l'atelier
Jeudi 2 novembre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (2)   

C’est l’histoire d’un garçon qui vit dans le pays du cœur de la terre, tout à coté de la forêt imaginaire. Aujourd’hui, il décide d’aller la visiter pour découvrir tous les arbres qui s’y cachent…

A l’entrée de cette forêt se trouve l’arbre-écureuil, comme il y a un trou dans son tronc, le garçon y entre. Toute la famille écureuil le regarde gentiment, ils n’ont pas peur de lui, ils lui demandent : « hello, que fais-tu ici ? Tu veux des noisettes ou des pommes de pin ? » Le garçon accepte les noisettes et leur demande quel chemin il doit prendre pour rencontrer tous les arbres de cette forêt. Les écureuils l’accompagnent jusqu’à l’arbre suivant : c’est l’arbre-amour, le garçon y entre par la porte-bouche. A l’intérieur, il y a des cœurs partout et puis aussi une princesse endormie, il l’embrasse pour la réveiller, elle a envie de le suivre… Ils se mettent en route, ils marchent jusqu’à l’arbre à étoiles. Ils y montent par le chemin qui serpente tout autour du tronc et arrivés en haut ils se laissent glisser comme sur un toboggan, ils vont de plus en plus vite, tellement vite qu’ils voient plein d’étoiles.

Le garçon est heureux, la princesse aussi !

Ils continuent leur promenade jusqu’à l’arbre à longues branches, arrivés tout en haut l’arbre leur demande s’ils sont abandonnés, ils répondent que non, ils sont juste là pour visiter… Le suivant est l’arbre à boulettes, lorsqu’ils s’en approchent, ils entendent trembler le sol, cet arbre a un trou dans son tronc et tout d’un coup plein de boulettes sortent de ce trou, ils partent en courant. Ils courent, ils courent jusqu’à l’arbre barbu et rentrent dans sa barbe pour se protéger de l’attaque. C’est alors qu’ils entendent : « sortez de ma barbe, vous me chatouillez ! ».  Ils descendent tout doucement et continuent leur promenade jusqu’à l’arbre à vœux. Ils s’arrêtent devant lui et prononcent en silence le vœu de se marier.  C’est alors que l’arbre d’à coté s’agite… C’est l’arbre hélicoptère… Il démarre ! Ils ont juste le temps d’y grimper…

Et c’est ainsi que ce jour-là, dans un ciel rempli de cœurs, l’arbre hélicoptère a quitté la forêt imaginaire emportant le garçon et la princesse.

 

Avec : Emilie, Jules, Léo P., Léo S., Jérémy, Clément et un enfant qui ne souhaite pas publier son prénom.

 

Consigne : sculpter un arbre imaginaire pour composer une forêt.

Dire et terre l’atelier : 31/10/06 

publié dans : Dire et Terre l'atelier
Jeudi 2 novembre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (1)   

Perdue.

Absence de re-père.

Apocalyptique transformation.

Ma ville changée en dédale.

Que dalle…

Paralysée.

Collée par la glue de mes cris.

Au secours !

Aidez-moi !

Je suis attendue !

Ailleurs… là-bas.

Dans ma vie… Pas ici.

Veux pas être ici !

Peur. Perdue.

Encore. Encore perdue.

Perdue, perdue, perdue.

Peux plus !

Au secours !

Veux une sortie de secours.

Encore… Une sortie de secours !

Encore une fois, dernière fois !

S’il vous plait !

...

publié dans : Blablagaïanne
Samedi 4 novembre 2006
par BlackAnne ajouter un commentaire commentaires (3)   

Perdre son doudoux,

Perdre un être chair,

Perdre son enfance,

Perdre son innocence,

Perdre ses croyances,

Perdre la confiance.

Et Joyeux noël !

Perdre son sang,

Perdre sa virginité,

Perdre les eaux,

Perdre son lait,

Bon, ça part au lavage !

Perdre le sommeil.

Perdre la raison,

Perdre le contrôle,

Perdre l’occasion de se taire,

Perdre la partie,

Perdre sa chance,

Perdre patience,

Perdre espoir.

Mais non, faut laisser le temps au temps !

Perdre des morceaux de disques vertébraux,

Perdre connaissance,

Perdre du poids,

Perdre la mobilité,

Perdre l’indépendance,

Perdre du temps.

Ca y est là, je suis ceinture noire de patience !

Perdre sa jeunesse,

Perdre la face,

Perdre sa route,

Perdre ses repères,

Perdre la mémoire,

Perdre la tête.

Tant perdre sans avoir joué,

Tant perdre pour gagner sa vie !

publié dans : Blablagaïanne
Dimanche 5 novembre 2006
par BlackAnne ajouter un commentaire commentaires (7)   

Réalisé par Philippe Lioret

Avec Mélanie Laurent, Kad, Julien Boisselier

Genre : Drame

 

Synopsis

Comme elle rentre de vacances, Lili 19 ans, apprend par ses parents que Loïc, son frère jumeau, suite à une violente dispute avec son père a quitté la maison. Loïc ne lui donnant pas de nouvelles, Lili finit par se persuader qu'il lui est arrivé quelque chose et part à sa recherche. Ce qu'elle va découvrir dépasse l'entendement.

Il est des jours où l’on se pose dans une salle obscure, devant un grand écran... Attirée par le mystère d’un titre et puis aussi par le prénom de l’héroïne…

Il est de ces jours où, sans avoir rien demandé, rien cherché… une tranche de votre vie défile devant vos yeux avec une synchronicité qui vous plaque au siège…1,2,3...

Son frère est parti, il a pris sa guitare, il ne répond pas à ses appels… Il ne lui a laissé qu’une chanson : « Lili ». Elle écoute en boucle, pour rompre le silence, la voix grave de son frère qui chante son prénom…

Je vais bien ne t’en fais pas c’est d’abord un roman d’Olivier Adam.

Quatrième de couverture
Une autre lettre de Loïc. Elles sont rares.
Quelques phrases griffonnées sur un papier. Il va bien. Il n’a pas pardonné. Il ne rentrera pas. Il l’aime. Rien d’autre. Rien sur son départ précipité. Deux ans déjà qu’il est parti. Peu après que Claire ait obtenu son bac. De retour de vacances, il n’était plus là. Son frère avait disparu, sans raison. Sans un mot d’explication. Claire croit du bout des lèvres à une dispute entre Loïc et son père. Demain, elle quittera son poste de caissière au supermarché et se rendra à Portbail. C’est de là-bas que la lettre a été postée. Claire dispose d’une semaine de congé pour retrouver Loïc. Lui parler. Comprendre
.

Pour une adaptation visuelle, le prénom Claire a été changé en Lili, c’est une bonne idée il me semble…

Cette histoire est terrible mais belle, outre le fait de cette résonance à mon vécu, elle me bouleverse car elle remet en question une de mes croyances fondamentales : "doit-on dire la vérité à tout prix, dans toute circonstance?".

En tout cas merci Philippe Lioret pour ce moment incroyablement bouleversant...S'il y a un message à retenir, j'en garderais le titre.

publié dans : Blablagaïanne
Mardi 7 novembre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (8)   
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