Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Octobre 2007
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

 


Sourire aux lèvres, regard tourné vers son avenir qui se veut prospère. Elle oublie… elle oublie le choc, la colère, l’humiliation : Survie ! Sous-vie ?

NON ! Elle ne veut pas oublier ! Elle ne veut pas faire comme si ça n’avait pas existé ! Surtout pas !

Ca tape, ça martèle. Boum. Boum. Boum. Boum.

Elle n’a rien compris. Rien. Se retrouver là, nue, allongée, le ventre contre ce métal froid, dans cette position dégradante qui ne laisse aucune alternative : Mal. L’entendre. Reconnaître sa voix, cette voix qu’elle ne peut que détester à présent. Ne pas le voir, non, à aucun moment elle ne le verra. Par derrière, dans le dos, traître ! Public : y a des gens. Combien ? Elle ne sait pas… Des femmes, subalternes, spectatrices. Il ordonne, il décide, commande, râle : Pouvoir. Puissance. Sexe fort ! Sans prévenir, il entre dans son corps. Il pique, il prend. Morsure atroce. Elle se plaint, tente d’esquiver. Sa voix ironise, insulte. Colère. Il sort… Terrifiée, épuisée, à bout… Revient encore plus fort, frappe, déchire. Boum. Boum. Boum. Boum. Elle, elle n’est plus rien. Torturée, anéantie et pourtant toujours là. Même pas capable de perdre connaissance, pourtant perdre elle sait ! Même pas capable de laisser échapper un son, un cri : rien, rien, pas même une larme. Entre, sort, rentre… « Arrêtez s’il vous plait » : non, cette phrase elle ne la prononcera pas, ni aucune autre. Silence. Elle ne luttera pas. Se laissera morceler par ce va et vient mordant : déchiquetée.

Voilà c’est fini. C’était rapide, violent. C’était long, trop long. Elle voudrait hurler comme une bête mais elle n’en a pas la force. Elle voudrait pleurer dans les bras de quelqu’un, elle voudrait une maman qui la berce pour qu’elle s’endorme, elle voudrait que ça n’ait pas existé, elle voudrait… Seulement voilà : Boum. Boum. Boum. Boum !


chirugien.jpg
publié dans : Vistoires
Mardi 2 octobre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (4)   



corps----corps.jpg


Mes ailes sont brisées, j’ai froid…
 
Pourtant l’hiver n’est pas encore là, 
Je voudrais un manteau de ta peau.
J'aimerais m’envelopper de ce chaud.
 
Je ferais un petit coin dans ton creux, 
Et je m’endormirais en rêvant à mieux. 
Chut. Surtout ne me réveille pas, 
Je ne veux que tes bras.


publié dans : Poèmes de sens
Vendredi 5 octobre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (2)   

 


mer-copie-1.jpg
Désertée de ma sève, j’ai soif.

Abreuve-moi de tes mots,
Je voudrais une ondée de phrases
J’aimerais des cascades de paroles.
J’en ferai une mare, un lac, une mer,
Et je me baignerais dans ton flot,
Surtout ne me sauve pas
Je veux me noyer en toi.

publié dans : Poèmes de sens
Samedi 6 octobre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (3)   
 

envol.jpg

Mon ventre s’est vidé, j’ai faim…
  Mais je ne sens pas le goût de la fin.
Je voudrais croquer du vivant,
J’aimerais me nourrir de grand,
Je me ferais une place là dans tes yeux,
Et je me grandirais jusqu’aux cieux.
Surtout ne me retiens pas,
Même envolée, je suis avec toi.

publié dans : Poèmes de sens
Dimanche 7 octobre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (4)   


sommeil.jpg
Morphée m’a trop boudée, j’ai sommeil…
Pourtant j’adore m'abandonner dans ses bras.
Je voudrais fermer les yeux du soleil,
J’aimerais me lover contre toi,
Je me ferais plume d’oreiller,
Et je me glisserais sous ta tête
Surtout ne t'impatiente pas,
Dans ton rêve on se retrouvera…

publié dans : Poèmes de sens
Lundi 8 octobre 2007
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (3)   
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