Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Octobre 2006
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

Photo: terrelibre.ifrance.com

- Je t'aime comme je respire.

- Mais, un jour tu t'arrêteras de respirer !

- Oui mais pas de t'aimer.

- Ben, faudrait savoir !

- Je sais. 

 

publié dans : Dialogues
Vendredi 6 octobre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (5)   

Dans la mousse du bois de mon cœur,

D’un seul coup il a poussé, mon petit Prince.

Tout étonné il est resté planté,

Ne sachant où se mettre.

Puis il a essayé tous les fauteuils,

Mais comme aucun ne lui allait,

Il a voulu partir, mon petit Prince.

De peur d’être déserté mon cœur a crié,

Alors, j’ai inventé des outils,

Et dans le bois le plus tendre,

J’ai sculpté un fauteuil de petit Prince.

Il s’y est installé et n’a plus bougé.

 

- Orage, tu peux gronder!

- Froid, tu peux givrer!

- Tempête, tu peux gifler!

Je ne crains plus rien, j’ai un petit Prince

Dans le bois de mon cœur.

Si vous me trouvez perdue ou désorientée,

Si j’ai l’air absent quand vous me croisez,

Si je ne réponds pas quand vous me parlez,

Veuillez m’excuser…

Je suis habitée.

publié dans : Autres poèmes
Mardi 10 octobre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (5)   
Groupe : Syrano - Album : "Musiques de chambre" 

Monsieur Neige fond d’amour pour une jolie dame

Mais elle reste de glace

Sortilège ! Il ne peut lui avouer sa flamme

Car quand ils sont en face

Tout s’allège. Sa poitrine brûle et son cœur a chaud.

Il est tellement timide

Qu’il abrège, ne pouvant plus prononcer un mot

Et devenant liquide.

Monsieur Neige est maladroit et sa cour insistante.

Durant tout l’hiver

La belle ne le voit pas. Elle est froide et distante.

Il ne peut rien y faire.

Mainte fois il tente de l’approcher

Mais la peur le tiraille et lui noue les entrailles.

Il part et reste muet.

Vite passe décembre et l’arrivée du printemps se fait désormais pressante

Notre ami doit se décider la chose est évidente.

Oser pour éviter les cendres. Oui mais voilà il se laisse submerger.

Et quand il la voit son ventre est un épicentre.

Sa présence est embêtante tant sa gêne est oppressante.

Il bafouille puis se trompe, se paume et ses paumes se trempent.

Sur son front gouttent les perles d’une souffrance lancinante,

Une terreur tellement silencieuse qu’elle en devient stridente.

Monsieur Neige fond d’amour pour une jolie dame

Mais elle reste de glace

Sortilège ! Il ne peut lui avouer sa flamme

Car quand ils sont en face

Tout s’allège. Sa poitrine brûle et son cœur a chaud.

Il est tellement timide

Qu’il abrège, ne pouvant plus prononcer un mot

Et devenant liquide.

Monsieur Neige, le dernier jour de l’hiver, prend son courage par la main,

L’emmène chez la belle même s’il se sent bouillir.

Même si c’est un enfer, il préfère tout lui dire enfin.

Plutôt que vivre sans elle et ben, il préfère mourir !

Il se plante devant sa porte, chuchote, parle, crie, hurle

Qu’il l’aime tant que son âme en brûle et qu’il faut qu’elle sorte.

Elle ouvre et d’une voix fébrile lui avoue que depuis le premier jour

Elle brûle du même amour et qu’elle redoute les redoux d’avril.

Leur flamme grandit, la passion les consume tant qu’ils se mettent à fondre.

Quel délicieux incendie ! « Il n’y a plus rien à craindre ma douce ! »

Ils fuient le soleil et sa torpeur,

Se réchauffent le corps et le cœur, il s’évaporent.

Ils s’envolent et se mêlent dans un nuage blanc. Après quelques instants,

Des milliers de flocons flottent légèrement dans l’air. Il neige comme des cristaux,

Des cristaux d’amour. C’est beau.

C’est beau ! Bon Dieu que c’est beau l’amour ! C’est beau.

http://www.syrano.net/streaming.html

publié dans : Mots d'autres
Mardi 17 octobre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (1)   

Dans ma bulle il paraît que je suis protégé

De toutes les bactéries car tout ce que je respire est filtré

Mais ça me protège pas de la bêtise des parents de mes camarades

Qui les empêchent de me voir de peur qu'ils ne tombent malades.

Mais quand je sortirai, quand je retournerai en classe,

Bah moi je rirai plus. Je rirai même à leur place !

Et eux ils pleureront car pour me venger d'eux

J'éclaterai des grosses bulles de savon pour leur piquer les yeux.

Dans ma bulle il n'y a plus de parasite,

Ni la grosse voix de papa qui me gronde puis qui hésite.

Je m'envole et je vois tout autrement

Au-dessus des médicaments qui veulent me clouer au sol.

Dans ma bulle je suis en liberté, y'a plus de microbe,

Ni le regard doux de maman ni le parfum de sa robe.

Mais j'asphyxie sans ses baisers de miel,

Quand d'autres attendent le 7ème ciel

Moi je visite des galaxies.

Dans ma bulle.

Ca me brûle cette envie de m'amuser,

De courir avec les autres dans la cour de récré.

Je voudrais pousser des pneus et puis m'écorcher les genoux,

Jouer à cache-cache avec l'instit jusqu'à le rendre fou,

Me battre pour des billes ou un calot géant.

Là c'est vraiment pas de pot parce que je suis caché dedans.

Et avec les petites filles, j'aurais un drôle de jeu

Faire des bulles de chewing gum et leur coller dans les cheveux.

Dans ma bulle il n'y a plus de parasite

Ni la grosse voix de papa qui me gronde puis qui hésite.

Je m'envole et je vois tout autrement

Au-dessus des médicaments qui veulent me clouer au sol.

Dans ma bulle je suis en liberté, y'a plus de microbe,

Ni le regard doux de maman ni le parfum de sa robe.

Mais j'asphyxie sans ses baisers de miel,

Quand d'autres attendent le 7ème ciel

Moi je visite des galaxies.

Un jour je sortirai. J'aurai des rêves plein la tête.

Des rêves pétillants comme des bulles dans les canettes.

Je me laisserai emporter par le vent

Je soignerai mon sang et puis je guérirai.

De mes éclats de rire je briserai ces murs,

Le silence, les murmures qui m'empêchent de fuir

Alors, bande d'incrédules, vous qui avez encore la chance

De vivre sans pénitence, sortez donc de votre bulle !

 

publié dans : Mots d'autres
Vendredi 20 octobre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (2)   

Tracés, noircis, crayonnés les feuillets,

Courbes, droites, pleins et déliés.

Couchés les mots. Là, là, couchés.

Ensommeillés sur leur lit de papier.

Ecrire les émotions, les peurs et les vides,

Remplir, vider, aimer, pleurer.

Et puis sourire,

Et puis recommencer…

Tracés, noircis, crayonnés les feuillets,

Courbes, droites, pleins et déliés.

Couchés les mots. Là, là, couchés.

Ensommeillés sur leur lit de papier.

Ecrire les émotions, les peurs et les vides,

Remplir, vider, aimer, pleurer.

Et puis sourire,

Et puis recommencer…

 

publié dans : Blablagaïanne
Dimanche 29 octobre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (2)   
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