
Photo: terrelibre.ifrance.com
- Je t'aime comme je respire.
- Mais, un jour tu t'arrêteras de respirer !
- Oui mais pas de t'aimer.
- Ben, faudrait savoir !
- Je sais.
Dire et Terre

Photo: terrelibre.ifrance.com
- Je t'aime comme je respire.
- Mais, un jour tu t'arrêteras de respirer !
- Oui mais pas de t'aimer.
- Ben, faudrait savoir !
- Je sais.

Dans la mousse du bois de mon cœur,
D’un seul coup il a poussé, mon petit Prince.
Tout étonné il est resté planté,
Ne sachant où se mettre.
Puis il a essayé tous les fauteuils,
Mais comme aucun ne lui allait,
Il a voulu partir, mon petit Prince.
De peur d’être déserté mon cœur a crié,
Alors, j’ai inventé des outils,
Et dans le bois le plus tendre,
J’ai sculpté un fauteuil de petit Prince.
Il s’y est installé et n’a plus bougé.
- Orage, tu peux gronder!
- Froid, tu peux givrer!
- Tempête, tu peux gifler!
Je ne crains plus rien, j’ai un petit Prince
Dans le bois de mon cœur.
Si vous me trouvez perdue ou désorientée,
Si j’ai l’air absent quand vous me croisez,
Si je ne réponds pas quand vous me parlez,
Veuillez m’excuser…
Je suis habitée.
Monsieur Neige fond d’amour pour une jolie dame
Mais elle reste de glace
Sortilège ! Il ne peut lui avouer sa flamme
Car quand ils sont en face
Tout s’allège. Sa poitrine brûle et son cœur a chaud.
Il est tellement timide
Qu’il abrège, ne pouvant plus prononcer un mot
Et devenant liquide.
Monsieur Neige est maladroit et sa cour insistante.
Durant tout l’hiver
La belle ne le voit pas. Elle est froide et distante.
Il ne peut rien y faire.
Mainte fois il tente de l’approcher
Mais la peur le tiraille et lui noue les entrailles.
Il part et reste muet.
Vite passe décembre et l’arrivée du printemps se fait désormais pressante
Notre ami doit se décider la chose est évidente.
Oser pour éviter les cendres. Oui mais voilà il se laisse submerger.
Et quand il la voit son ventre est un épicentre.
Sa présence est embêtante tant sa gêne est oppressante.
Il bafouille puis se trompe, se paume et ses paumes se trempent.
Sur son front gouttent les perles d’une souffrance lancinante,
Une terreur tellement silencieuse qu’elle en devient stridente.
Monsieur Neige fond d’amour pour une jolie dame
Mais elle reste de glace
Sortilège ! Il ne peut lui avouer sa flamme
Car quand ils sont en face
Tout s’allège. Sa poitrine brûle et son cœur a chaud.
Il est tellement timide
Qu’il abrège, ne pouvant plus prononcer un mot
Et devenant liquide.
Monsieur Neige, le dernier jour de l’hiver, prend son courage par la main,
L’emmène chez la belle même s’il se sent bouillir.
Même si c’est un enfer, il préfère tout lui dire enfin.
Plutôt que vivre sans elle et ben, il préfère mourir !
Il se plante devant sa porte, chuchote, parle, crie, hurle
Qu’il l’aime tant que son âme en brûle et qu’il faut qu’elle sorte.
Elle ouvre et d’une voix fébrile lui avoue que depuis le premier jour
Elle brûle du même amour et qu’elle redoute les redoux d’avril.
Leur flamme grandit, la passion les consume tant qu’ils se mettent à fondre.
Quel délicieux incendie ! « Il n’y a plus rien à craindre ma douce ! »
Ils fuient le soleil et sa torpeur,
Se réchauffent le corps et le cœur, il s’évaporent.
Ils s’envolent et se mêlent dans un nuage blanc. Après quelques instants,
Des milliers de flocons flottent légèrement dans l’air. Il neige comme des cristaux,
Des cristaux d’amour. C’est beau.
C’est beau ! Bon Dieu que c’est beau l’amour ! C’est beau.
Dans ma bulle il paraît que je suis protégé De toutes les bactéries car tout ce que je respire est filtré Mais ça me protège pas de la bêtise des parents de mes camarades Qui les empêchent de me voir de peur qu'ils ne tombent malades. Mais quand je sortirai, quand je retournerai en classe, Bah moi je rirai plus. Je rirai même à leur place ! Et eux ils pleureront car pour me venger d'eux J'éclaterai des grosses bulles de savon pour leur piquer les yeux. Dans ma bulle il n'y a plus de parasite, Ni la grosse voix de papa qui me gronde puis qui hésite. Je m'envole et je vois tout autrement Au-dessus des médicaments qui veulent me clouer au sol. Dans ma bulle je suis en liberté, y'a plus de microbe, Ni le regard doux de maman ni le parfum de sa robe. Mais j'asphyxie sans ses baisers de miel, Quand d'autres attendent le 7ème ciel Moi je visite des galaxies. Dans ma bulle. Ca me brûle cette envie de m'amuser, De courir avec les autres dans la cour de récré. Je voudrais pousser des pneus et puis m'écorcher les genoux, Jouer à cache-cache avec l'instit jusqu'à le rendre fou, Me battre pour des billes ou un calot géant. Là c'est vraiment pas de pot parce que je suis caché dedans. Et avec les petites filles, j'aurais un drôle de jeu Faire des bulles de chewing gum et leur coller dans les cheveux. Dans ma bulle il n'y a plus de parasite Ni la grosse voix de papa qui me gronde puis qui hésite. Je m'envole et je vois tout autrement Au-dessus des médicaments qui veulent me clouer au sol. Dans ma bulle je suis en liberté, y'a plus de microbe, Ni le regard doux de maman ni le parfum de sa robe. Mais j'asphyxie sans ses baisers de miel, Quand d'autres attendent le 7ème ciel Moi je visite des galaxies. Un jour je sortirai. J'aurai des rêves plein la tête. Des rêves pétillants comme des bulles dans les canettes. Je me laisserai emporter par le vent Je soignerai mon sang et puis je guérirai. De mes éclats de rire je briserai ces murs, Le silence, les murmures qui m'empêchent de fuir Alors, bande d'incrédules, vous qui avez encore la chance De vivre sans pénitence, sortez donc de votre bulle !

Tracés, noircis, crayonnés les feuillets,
Courbes, droites, pleins et déliés.
Couchés les mots. Là, là, couchés.
Ensommeillés sur leur lit de papier.
Ecrire les émotions, les peurs et les vides,
Remplir, vider, aimer, pleurer.
Et puis sourire,
Et puis recommencer…
Tracés, noircis, crayonnés les feuillets,
Courbes, droites, pleins et déliés.
Couchés les mots. Là, là, couchés.
Ensommeillés sur leur lit de papier.
Ecrire les émotions, les peurs et les vides,
Remplir, vider, aimer, pleurer.
Et puis sourire,
Et puis recommencer…
De vous à moi