Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Septembre 2006
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

Mon oreille a guidé mes pieds,

Jusqu’à la falaise où je te découvre,

La lune te baigne de sa clarté,

Comment dire ce que j’éprouve ?

Océan seul, Océan soir,

De ma hauteur, j’ai peur du noir.

 

Terrifiée par ton immensité,

Mais calme à la fois.

Rester là pour l’éternité,

Rester là face à toi.

 

Océan nu, Océan moi,

Dès que je t’ai vu, j’ai su pourquoi.

 

Vacarme fracassant,

Roche battue,

Géant écumant,

Je me sens perdue.

 

Océan peur, Océan corps,

Loin de ton cœur, je t’aime encore.

publié dans : Autres poèmes
Samedi 2 septembre 2006
par VidAnne ajouter un commentaire commentaires (1)   

Femme de sable, quand je te vois,

Je sens l’instable qui règne en moi.

Ton existence tient à un fil,

La marée va bientôt venir.

Femme Océan, il va te prendre,

Dans ton néant, je viendrai m’étendre.

Ton existence est éphémère,

Il va t’engloutir, petite mère!

Femme fragile, tu partiras,

Mais dans mon île, tu renaîtras.

Ton existence m’aura appris,

L’insignifiance de la vie.

Femme de sable, tu étais mon château,

Je pars à la nage sans mon petit seau.

publié dans : Autres poèmes
Samedi 2 septembre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (0)   
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Bonjour !

A quoi bon me présenter... si vous êtes là c'est que vous y avez été invité...

Par qui d'autres que par moi ? Ou par l'ami de l'amie de l'ami... bref...

Oui, ben ça ne fait rien... j'aime bien parler de moi :

Donc j'ai 40 ans, je suis maman de 2 enfants de 12 et 16 ans et si leur père continue de me surprendre avec autant d'humour et de folie que ces 20 dernières années, il se peut que je reste encore un peu à ses cotés (même si ça fait un peu démodé).

Je raconte des histoires depuis une bonne dizaine d'années. Si le chemin du Conte s'est déroulé devant mes pieds c'est tout simplement parce que j'ai des choses à dire... Le jour où j'en ai pris conscience, j'ai rencontré les gens qu'il fallait. Le Conte africain s'est imposé à moi de façon tout à fait instinctive et naturelle car je crois avoir été africaine, en tout cas mon coeur l'est !

Un jour en racontant un conte africain à une amie, je me suis entendue dire qu'un créateur avait modelé les êtres vivants avec une boule d'argile. A ce moment-là, le geste du modelage a été réfréné par simple honnêteté pour cet art qui m'était inconnu. L'amie qui m'écoutait m'a invitée à aller "toucher la terre", moi qui tiens au geste juste du conteur. L'idée a cheminé jusqu'à ce que je me souvienne qu'un autre ami m'avait présentée une « sculptrice » qui m'avait été très sympathique... Elle m'a transmis sa passion  pour ses libres sculptures, avec toute la simplicité et la pédagogie qui la caractérisent, elle m'a aussi sans doute confirmée l'amour des formes rondes.

Le lien entre le conte et la sculpture s'est ainsi fait... depuis, les personnages de mes histoires jaillissent de la terre sans que je le décide (mes amis aussi d'ailleurs...).

Ce petit espace internet est donc un passage nécessaire pour continuer sur la route du Dire et de la Terre et puis surtout pour continuer à vous parler de moi, à vous qui me connaissez depuis toujours, à vous que j'ai rencontré un jour et à vous aussi que je rencontrerez bientôt peut-être... car ma vie n'est faite que de rencontres... Merci de me connaître.

Anne Defontenay - Association  « Dire et Terre »  - 5, impasse Cayrel-34130 Candillargues  direetterre@orange.fr  

 

publié dans : En guise d'intro
Samedi 2 septembre 2006
par Moi ajouter un commentaire commentaires (7)   

Tu as la vedette : c’est la rentrée ! Ton bulldozer de cartables est venu balayer les crèmes solaires. Et c’est parti pour les bonnes résolutions : nouvelles activités, nouvelle hygiène de vie, nouveau ceci, nouveau cela… comme si tu représentais le « nouveau » ! Toi, le prologue automnal, l’annonciateur de la mort de l’été.

 

Quelle prestance ! Tu fais la une de l’actualité, on ne parle plus que de toi. Certains te trouvent beau : l’été indien… tu parles ! : « Où tu voudras, quand tu voudras… » : Très peu pour moi !

 

Non mais tu t’es vu là ? Regarde-toi ! Regarde comme tu es ridicule déguisé en mois de juin !

 

Ton pacte avec le soleil ne suffit pas à me berner. Tes jours n’en peuvent plus de s’étirer sans succès !

 

Tu as cru me prendre par surprise mais ça fait plusieurs semaines que je suis là, tapie à te guetter, plus les années passent et plus je te flaire tôt ! Je n’essaie même plus de courir sur la plage, je sais bien que tu vas me rattraper. Je sens d’avance ton étreinte glaciale. Je sais trop avec quel talent tu bâillonnes mes rires.

 

Tu cherches encore à me rogner, mais qu’est-ce que tu vas bien pouvoir m’arracher cette fois ? Moi qui ai commencé à avancer à cloche-pied bien avant la marelle...

 

J’ai tenté des diversions, j’ai déployé des stratégies, j’ai mis le masque rigolard… J’ai même joué une Madame Automne sur scène, pour tenter de te séduire. Mais à quoi bon puisque je ne t’aime pas ? A quoi bon puisque tu ne m’aimes pas ? Tout ce que tu engendres n’est pour moi que souffrance.

 

Septembre, tu es laid, tes nuages sont gonflés de pleurs et tes feuilles sont mortes. Remballe ton été de pacotille et passons à octobre. Vite ! Je rêve de te soustraire du calendrier.

 

Septembre, je te hais !

 
 

Ambiance Camille : "Pâle septembre"

publié dans : Vistoires
Mardi 5 septembre 2006
par DeuilAnne ajouter un commentaire commentaires (2)   

publié dans : Mots d'autres
Mardi 5 septembre 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (0)   
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