Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Août 2006
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

C’était le désert là où elle vivait. Il n’y avait pas d’arbre à balançoire, pas de marguerite à effeuiller et surtout pas de rossignol de mes amours. La seule chose qui poussait ici-bas c’était le vide troué, il poussait partout et à tout moment… surtout quand on n’avait pas envie de lui. Quand il décidait de pousser, il fallait se débrouiller pour être ailleurs ou faire semblant de ne pas le voir. Mais il germait tellement qu’il était devenu très difficile de l’éviter.

Ce jour-là, pendant que les pieds de Perdiote se promenaient par terre, sa tête était dans les lunages. Si seulement ça avait été le contraire, elle l’aurait vu, mais là… Paf ! Elle a mis le pied dessus au moment précis où il avait décidé de sortir de terre. Avec un bruit d’escargot énervé, le vide troué a traversé la chaussure invisible de Perdiote, il a grimpé au-dedans de sa jambe et il s’est laissé pousser jusqu’à sa ventrouille. Là, il a déplié son vide, il l’a troué bien creux. Perdiote a senti que le vent du désert était entré en elle et elle a eu froid, tellement froid qu’elle a eu peur. Elle a voulu se raccrocher aux branches mais il n’y en avait pas, elle a cherché des bras pour se blottir mais il n’y en avait pas non plus. Elle a crié jusqu’à ce que personne ne l’entende… Elle a pleuré jusqu’à ce que personne ne la console. Et puis tout d’un seul coup, une petite voix lui a dit des modous. Elle a ouvert ses yeux mouillés et elle a regardé tout autour d’elle, à la recherche de la petite fille qui venait de parler… Mais elle était seule, seule au milieu du désert, un désert sourd et muet, un désert de silence.

Le vide troué en a profité pour grimper encore plus haut et Perdiote est devenue la plus grande crieuse ruisselante du désert. Quand il est arrivé à la porte du cœur, il y eut un grand bruit et la petite voix à crié : « NON ! » tellement fort que le cri ruisselant de Perdiote a avalé sa langue.

La petite fille qui avait parlé n’habitait pas dehors mais dedans. Elle vivait dans un château en chocolat, bordé d’une rivière salée et vagueuse d’un coté, et d’un pré à chats de l’autre coté. C’était un endroit fleuri de soleil et sans limite, il était très peuplé parce que la porte était toujours grande ouverte. Sauf que là, pour la première fois, elle venait de claquer sous le cri de la petite fille et sur la tête du visitroueur qui a vu pousser sur son frondur une bosse de vide, ça l’a beaucoup vexémal. Jamais aucune porte ne lui avait résisté ! Il compris que le sentimour qui régnait dans ce lieu, était bien plus puissant que lui…Il ne le supporta pas ! Il se liquida tout rouge colère et s’en fut par la première issue qu’il trouva. Du même coup, la grande porte se rouvrit...

publié dans : Vistoires
Dimanche 6 août 2006
par VidAnne ajouter un commentaire commentaires (0)   
communauté : Les mots dans tous leurs états

Petite étincelle monte, monte…

Petites bulles gloupsent, gloupsent

Dans la marmite à feu tout doux.

 

Belle endormie, belle argentée

Ouvre les volets de tes yeux

Et sors de ta torpeur.

 

Bonjour…

Bonjour petite Lilly

Bienvenue dans la vie !

 

Bonjour…

Bonjour petite Bulle

Comment vas-tu ?

publié dans : Blablagaïanne
Vendredi 18 août 2006
par RêvAnne ajouter un commentaire commentaires (3)   

Le monde appartient à ceux qui rêvent trop.

Grand corps malade
publié dans : Mots d'autres
Samedi 19 août 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (3)   

 [Refrain:]
T'en fais, pas mon p'tit loup,
C'est la vie, ne pleure pas.
T'oublieras, mon p'tit loup,
Ne pleur' pas.

Je t'amèn'rai sécher tes larmes
Au vent des quat' points cardinaux,
Respirer la violett' à Parme
Et les épices à Colombo.
On verra le fleuve Amazon'
Et la vallée des Orchidées
Et les enfants qui se savonn'nt
Le ventre avec des fleurs coupées.

[Refrain]

Allons voir la terre d'Abraham.
C'est encore plus beau qu'on le dit.
Y a des Van Gogh à Amsterdam
Qui ressemblent à des incendies.
On goût'ra les harengs crus
Et on boira du vin d'Moselle.
J'te racont'rai l'succès qu'j'ai eu
Un jour en jouant Sganarelle.

[Refrain]

Je t'amèn'rai voir Liverpool
Et ses guirlandes de Haddock
Et des pays où y a des poul's
Qui chant'nt aussi haut que les coqs.
Tous les livres les plus beaux,
De Colette et d'Marcel Aymé,
Ceux de Rab'lais ou d'Léautaud,
Je suis sûr qu'tu vas les aimer.

[Refrain]

J't'apprendrai, à la Jamaïque
La pêche' de nuit au lamparo
Et j't'emmènerai faire un pique-nique
En haut du Kilimandjaro
Et tu grimperas sur mon dos
Pour voir le plafond d'la Sixtine.
On s'ra fasciné au Prado
Par les Goya ou les Menine.

[Refrain]

Connais-tu, en quadriphonie,
Le dernier tube de Mahler
Et les planteurs de Virginie
Qui ne savent pas qu'y a un hiver.
On en a des chos's à voir
Jusqu'à la Louisiane en fait
Où y a des typ's qui ont tous les soirs
Du désespoir plein la trompett'.

T'en fais pas, mon p'tit loup,
C'est la vie, ne pleur' pas.
Oublie-les, les p'tits cons
Qui t'ont fait ça.
T'en fais pas, mon p'tit loup,
C'est la vie, ne pleur' pas.
J't'en supplie, mon p'tit loup,
Ne pleure pas.

Pierre Perret

publié dans : Mots d'autres
Jeudi 24 août 2006
par MamAnne ajouter un commentaire commentaires (0)   
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