Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Juillet 2006
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

C’était il y a bien longtemps, en ce temps-là les choses bougeaient dans tous les sens et à toute vitesse… les gens aussi. Ca allait tellement vite et tellement fort que loupiote n’y voyait plus rien, elle aurait bien voulu arrêter cette chavironde cabossante, mais elle ne savait pas sur quel bouton appuyer, elle avait essayé d’en enfoncer quelques-uns au hasard mais comme le hasard n’avait pas encore été inventé ça avait provoqué des catacrises électrifolles très chagrinantes.

Heureusement Loupiote avait une marmite guérissante…

Elle y a mis…sa plume à rêver, des cordes chantantes, des blablavoles et de la lumière d’argent, sans oublier le noir chocolat pour le goût. Ensuite, elle est entrée dans la marmite, elle a fermé le couvercle et elle s’est laissée mélanger jusqu’à ce que tous ses morceaux se déchagrinent, ça frissonouillait sous la peau partout à la fois. Elle a attendu, elle a attendu jusqu’à ce que le couvercle décide de faire PLOP trois fois. C’était le signal, les trois coups d’ouverture… le bébéstacle était mûr !

Loupiote avait bien remarqué que le chocolat était resté au fond de la marmite, c’était très dommage mais c’était un chocolat têtu, elle le savait. Elle, elle était la plus heureuse des loupiotes, elle trouvait qu’elle avait de la chance d’avoir un bébéstacle aussi lumineux. Il faudrait qu’elle s’en occupe, qu’elle lui apprenne à tenir bien droit et à se ramasser quand on tombe. Il faudrait qu’elle réchauffe ses peurs et ses doutes avec des paroles fleuries, il faudrait qu’elle le porte jusqu’au bord du monde et puis qu’elle le laisse s’envoler. Il faudrait qu’elle apprenne tout comme une vraie maman. Mais c’était facile parce que ce bébéstacle-là avait envie de grandir. Il a poussé tout doux avec beaucoup de sourirdroles et de complicimours. Il est devenu encore plus lumineux, il se sentait bien dans ses cordes et dans ses blablavoles, il battait des ailes comme un grand.

Loupiote avait bien remarqué qu’il brunissait caramel mais elle était tellement fière de lui qu’elle en oublia presque le goût du chocolat.

Mais le chocolat, au fond de la marmite, lui aussi il a grandi…il est devenu encore plus cacao, exactement le cacao qui faisait fondre loupiote… Un soir une odeur irrésistible de chocolat est venue chatouiller les cordes du bébéstacle… c’était tellement beau que le caramel s’est senti très caramel ! Loupiote est devenue rouge lanterne, elle s’est vue toute petite comme si elle n’avait jamais été une maman, elle ne comprenait pas pourquoi sa marmite guérissante lui faisait ce coup-là.

Son bébéstacle avait grandi caramel, elle l’aimait caramel, il resterait caramel !

Elle s’empara de sa marmite pour lui récurer le fond, lui gratouiller les bords et même le couvercle, elle a frotté jusqu’à ce que ses doigts s’usent, elle a frotté jusqu’à l’assomommeil.

Pendant qu’elle dormait, le caramel est devenu tout mou dans ses cordes… Loupiote a trouvé qu’être maman d’un bébéstacle, c’était dur ! Mais surtout elle a compris qu’elle s’était trompée de signal, le bébéstacle n’était pas encore assez mûr, il ne pouvait pas s’envoler dans le monde avec tous ses morceaux chagrins, il lui faudrait encore retourner dans la marmite guérissante, une marmite toute propre. Et puis il lui faudrait se laisser grandir… et qui sait, il grandirait peut-être caramel, peut-être chocolat, ou bien les deux, ou bien praliné, ou bien les trois… Qui sait ?

 

 

publié dans : Vistoires
Samedi 1 juillet 2006
par TissAnne ajouter un commentaire commentaires (3)   
communauté : Les mots dans tous leurs états

Ose un pas vers moi,

Je ne te toucherai pas,

Mes mains resteront cachées,

Je ne veux que te respirer.

 

Là. Voilà. Reste là.

Surtout ne bouge pas.

Surtout ne parle pas.

 

Ton émanation si fine,

Caresse mes narines,

L’effluve de ta peau,

Glisse le long de mon dos.

 

Là. Voilà. Reste là.

Surtout ne bouge pas.

Respire avec moi.

 

Je suis la vibrante,

De ta mélodie odorante,

Imperceptible fragrance.

Je hais la distance.

 

Là. Voilà. Reste là.

Surtout ne bouge pas.

Je respire TOI.

 

publié dans : Poèmes de sens
Mercredi 5 juillet 2006
par HéroticAnne ajouter un commentaire commentaires (9)   

En hommage à Claude Ponti à qui je voue une admiration sans borne (même s’il me copie un peu quand il écrit, bon passons...) je consacre cet article à l’empêcheur. Oui, tu sais… celui qui ne veut pas qu’on tourne en rond… Moi, le mien, il m’empêche aussi et surtout de marcher droit mais au fil du temps, j’arrive de mieux en mieux à le dompter… et j’entends bien un jour le zigouiller. Pour cela, la meilleure arme : LE RIRE !

 


Auteur : Claude Ponti -
Illustrations :
Claude Ponti -
Editeur : Ecole des Loisirs
Octobre 2002
Album à partir de 4 ans
Note : 4/5
Ce livre fait partie des
coups de coeur de Ricochet

Extrait : Schmélele et ses parents habitent une maison tellement pauvre, que les murs, le toit et les fenêtres sont partis vivre ailleurs…

…Il est triste. Terriblement triste. Il pleure une grosse larme. Une seule très grosse larme, énorme et très mouillée. Et voilà qu’une main sort et qu’une voix dedans dit : « ah la la ! il était temps ! ». C’est l’Eugénie des larmes qui apparaît. Aussitôt après apparaît l’Eugénie du rire sa sœur jumelle. Elles sont inséparables…

… « avant tout, poussons cette très grosse larme énorme et très mouillée de l’autre côté de la porte. Ensuite, je vais rire », dit l’Eugénie du Rire…

… « voilà, je ris ! Dès que je vois l’empêcheur, je ris, et ça va le faire fuir ! Mon rire lui fait peur, car il peut détruire n’importe quoi. Et ça me fait rire ! Ca me fait rire !...

… l’empêcheur s’enfuit. Les éclats de rire lui crèvent les oreilles, lui trouent le ronbidon poilu et lui percent la peau du grodos velu…

 ------------

A Monsieur mon empêcheur,

 

Toi qui m’empêches encore trop souvent de dire NON,

Toi qui m’empêches de moins en moins de dire OUI,

Toi qui m’empêches encore trop souvent de dire « je t’aime »

Toi qui m’empêches de moins en moins de dire « je ne t’aime pas ».

Toi qui m’empêches de dire,

Mais aussi de taire,

Et parfois même de terre.

Toi, le grand saboteur de mes entreprises,

L’empêcheur de mes réussites.

Toi, qui de mes émotions te crois le gouverneur,

Toi, le grand marionnettiste de mes peurs.

Tu ne m’empêcheras pas d’écrire,

Et surtout tu ne m’empêcheras pas de rire.

Tu es tellement laid que je te ris au nez

Et rira bien qui rira le dernier…

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Et toi, ton empêcheur, tu en fais quoi ?

 

 

 

publié dans : Blablagaïanne
Mardi 11 juillet 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (6)   

J’ai constaté que la douleur était une bonne source d’inspiration
Et que les zones d’ombre du passé montrent au stylo la direction

La colère et la galère sont des sentiments productifs
Qui donnent des thèmes puissants, quoi qu’un peu trop répétitifs
A croire qu’il est plus facile de livrer nos peines et nos cris
Et qu’en un battement de cils un texte triste est écrit
On se laisse aller sur le papier et on emploie trop de métaphores
Pourtant je t’ai déjà dit que tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts
C’est pour ça qu’aujourd’hui j’ai décidé de changer de thème
D’embrasser le premier connard venu pour lui dire je t’aime
Des lyrics pleins de vie avec des rimes pleines d’envie
Je vois, je veux, je vis, je vais, je viens, je suis ravi
C’est peut-être une texte trop candide mais il est plein de sincérité
Je l’ai écrit avec une copine, elle s’appelle Sérénité
Toi tu dis que la vie est dure et au fond de moi je pense pareil
Mais je garde les idées pures et je dors sur mes 2 oreilles

Evidemment on marche sur un fil, chaque destin est bancal
Et l’existence est fragile comme une vertèbre cervicale
On t’a pas vraiment menti, c’est vrai que parfois tu vas saigner
Mais dans chaque putain de vie, y’a tellement de choses à gagner
J’aime entendre, raconter, j’aime montrer et j’aime voir
J’aime apprendre, partager, tant qu’y a de l’échange y’a de l’espoir
J’aime les gens, j’aime le vent, c’est comme ça je joue pas un rôle
J’ai envie, j’ai chaud, j’ai soif, j’ai hâte, j’ai faim et j’ai la gaule
J’espère que tu me suis, dans ce que je dis y’a rien de tendancieux
Quand je ferme les yeux, c’est pour mieux ouvrir les cieux
C’est pas une religion, c’est juste un état d’esprit
Y’a tellement de choses à faire et ça maintenant je l’ai compris
Chaque petit moment banal, je suis capable d’en profiter
Dans la vie j’ai tellement de kifs que je pourrai pas tous les citer
Moi en été je me sens vivre, mais en hiver c’est pareil
J’ai tout le temps l’œil du tigre, et je dors sur mes 2 oreilles

C’est pas moi le plus chanceux mais je me sens pas le plus à plaindre
Et j’ai compris les règles du jeu, ma vie c’est moi qui vais la peindre
Alors je vais y mettre le feu en ajoutant plein de couleurs
Moi quand je regarde par la fenêtre je vois que le béton est en fleur
J’ai envie d’être au cœur de la ville et envie d’être au bord de la mer
De voir le delta du Nil et j’ai envie d’embrasser ma mère
J’ai envie d’être avec les miens et j’ai envie de faire des rencontres
J’ai les moyens de me sentir bien et ça maintenant je m’en rends compte
Je voulais pas écrire un texte « petite maison dans la prairie »
Mais j’étais de bonne humeur et même mon stylo m’a souri
Et puis je me suis demandé si j’avais le droit de pas être rebelle
D’écrire un texte de slam pour affirmer que la vie est belle
Si tu me chambres je m’en bats les reins, parfois je me sens inattaquable
Parce que je suis vraiment serein et je suis pas prêt de péter
La vie c’est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil
Moi je me couche avec le sourire et je dors sur mes 2 oreilles
 

 (© Grand Corps Malade, 2005)

http://www.grandcorpsmalade.com/accueil.htm

 

publié dans : Mots d'autres
Lundi 17 juillet 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (2)   

Bonjour mon bébé, bienvenu dans ce monde ! Je suis fière d’avoir un garçon. Tu as de la chance d’avoir ce sexe-là, c’est le sexe fort ! Tu l’apprendras en grammaire, le masculin l’emporte toujours sur le féminin. Ne pleure pas mon bébé, maman est là…

Il t’a battu à la récré ? Et oui, les garçons sont des brutes, c’est comme ça la vie c’est la loi du plus fort. Tu vas devoir apprendre à te défendre toi aussi. Allons, ne pleure pas, tu n’es pas une mauviette, ce sont les filles qui pleurent !...

Tu es un grand maintenant, regarde comme il est chouette ce collège, tu as intérêt à bien travailler pour pouvoir gagner ta vie car c’est sur toi que va reposer la réussite sociale de ton foyer, tu devrais y penser au lieu de regarder les filles…

Et ben voilà, tu as raté ta scolarité, je t’avais prévenu, c’est dommage, tu n’auras pas une seconde chance. Tiens au fait, je t’ai acheté des préservatifs, on ne sait jamais ça peut servir…

Qu’est-ce que tu as à renifler ? Une de perdue, dix de retrouvées ! Les filles sont compliquées, tu sais ! Tu n’as rien compris, elle attendait tout de toi, c’était à toi à lui apprendre l’amour et la tendresse. Comment ça, tu ne sais pas faire ! Et bien, il te fallait apprendre ! Et puis, il aurait fallu la protéger, elle voulait des épaules solides pour s’appuyer pas d’un enfant déguisé en homme. Regarde-toi, tu n’as même pas de poils sur la poitrine…

Mais décide-toi un peu à bosser, c’est un boulot comme un autre, y en a plein qui seraient ravis de se lever le matin pour aller pointer à ta place !

Qu’est-ce que tu dis ? Tu as peur ? Mais peur de quoi ? Je ne comprends pas, tu as tout pour être heureux, il ne te manque rien ! Tu n’as pas honte ? Tu es un homme maintenant mon fils. Les hommes n’ont pas peur !!!

publié dans : Fictions
Lundi 31 juillet 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (5)   
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