Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Mai 2006
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

Coup de coeur pour ce bouquin, pour ce pavé qui se dévore. Lisez-le, buvez-le, sirotez-le et quand vous l'aurez fini... recommancez-le. Ce livre est un bonheur, il devrait être remboursé par la sécu. Une amie me l'a prêté, je l'ai offert 2 fois (dont une où une erreur d'adresse l'a envoyé dans la nature : chouette, il sera passé entre plein de mains, est-il finalement passé entre les tiennes ma minette ?). Ensuite, je l'ai acheté juste pour le bonheur de le prêter.

Il nous rappelle que l'amour ça n'est pas seulement avoir le même sang ou être amoureux, tant de gens l'gnore... les pauvres ! 

 

  Livre - Ensemble, c'est tout de Anna Gavalda
 

 

ENSEMBLE, C'EST TOUT
DE ANNA GAVALDA
CATEGORIE : LITTÉRATURE FRANÇAISE XXÈ

Date de publication : 17/3/2004
Editeur : Le Dilettante
Pages : 608
Prix du livre : 22 Euros
Commander avec -5% de remise


LA NOTE EVENE :


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- extait -
«Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences...» 



RÉSUMÉ DU LIVRE

Une année à Paris. Une rencontre improbable, les frictions, la tendresse, l'amitié, les coups de gueule, les réconciliations... de quatre personnes vivant sous un même toit, celui d'un immense appartement haussmannien aussi vide et désolé que leur vie respective. Quatre personnes qui n'avaient rien en commun et qui n'auraient jamais dû s'entendre, jamais dû se comprendre. Un aristocrate bègue, une jeune femme pas plus lourde qu'un moineau, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de trous et de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore ! )...
publié dans : Mots d'autres
Jeudi 4 mai 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (2)   

 

En bas dans la vallée, entre les deux montagnes pointues vivait Abandine. Elle habitait là depuis le jour où elle avait décidé de vivre, elle était rieuse parce que sa vallée était comme elle voulait : belle et fleurie. Elle s’amusait à composer des phrases papillons pour la décorer jolie. De par tous les morceaux de vie de la terre de cette vallée poussaient des joimis et Abandine passait son temps à les soigner. Elle les arrosait comme une vraie sourceuse pour les aider à pousser beaux et bien stabilidroits. Pour cela, avec un gros morceau de vie de terre et les gouttes de son cœur elle avait sculpté un puits. Tous les joimis avaient laissé pousser leur racines jusqu’à lui, certains savaient faire les chatouillis-câlins contre ses parois pour l’aider à se regoutter… C’était magicobien !

Un jour, un joimi a poussé de travers, ça n’était pas la première fois que ça arrivait mais celui-là, il avait un cri de vie plus chantonnant que les autres, un cri qui appelait les phrases papillons. Elle en a fait danser toute une colonie autour de lui et elle lui a versé des gouttes-tuteurs sur la tête, ça lui a plu ; comme il était aussi rieur qu’elle, il a ri et dans la vallée il a fait beau, il a fait chaud ! Elle l’a arrosé le jour, elle l’a arrosé la nuit et puis encore la nuit et puis encore le jour et même encore plus… Son joimi buvait tout, il commençait à devenir un peu plus stabilidroit. Mais le puits se vidait trop, il n’arrivait plus à se regoutter assez vite. Abandine le voyait bien mais son joimi était plus important que tout et puis il y avait aussi tous les autres à arroser. Alors elle a arrosé toujours et encore, elle a dansé la danse de la fontaine en chantant des phrases papillons…Mais le joimi a commencé à se sentir un peu trop mouillumide, il ne savait pas s’essorer, peut-être qu’il aurait fallu qu’il chatouille les parois du puits mais il ne savait pas comment faire. Quand il a été carrément trempouillé il a eu très peur de se noyer alors il a coupé toutes ses racines et il est parti…Comme il ne savait pas non plus faire les zorevoir, il est parti pour toujours.

Abandine est tombée dans le fond du puits, là où les gouttes sont sèches… elle a décidé qu’elle n’en sortirait jamais. Elle a cultivé un morceau de vie de terre caché tout au creux d’elle, rien que pour lui et elle l’a arrosé de rêves. Dehors les autres joimis étaient un peu secs aussi, ils ont essayé de chatouiller les parois, même ceux qui ne savaient pas ont essayé, mais ça n’a pas suffi. Dans la vallée, de nouveaux joimis avaient envie de pousser mais sans arrosage ils ne pouvaient pas, ça devenait moins fleuri.

Abandine avait peur et puis elle avait mal aux racines cassées. Elle est restée longtemps au fond du puits sans bouger, ses joimis lui envoyaient des phrases papillons pour qu’elle se sente moins seule. Elle savait qu’il lui faudrait sortir un jour parce que dehors ils l’attendaient tous, il faudrait qu’elle fasse encore l’arroseuse puisqu’elle était une arroseuse. Mais elle avait tellement peur ! Elle avait peur qu’un jour il revienne, qu’elle le voit traverser sa vallée, lui, bien strabilidroit, chantonnant et rieur avec toutes ses racines refermées. Elle savait qu’il reviendrait, les papillons le lui avaient dit… Mais pourquoi ? Pourquoi cette vallée, il y en avait tant d’autres… Elle, elle serait là pour le regarder passer mais lui, il ne la reconnaîtrait même pas.

publié dans : Vistoires
Mercredi 10 mai 2006
par ApeurAnne ajouter un commentaire commentaires (2)   
communauté : Les mots dans tous leurs états

 ... de mes sculptures ? et de celles des autres ?

C'est ici que l'on peut exprimer son ressenti, dans la mesure où les photos le permettent... oui je sais, je suis  mauvaise photographe... c'est comme ça... la photo, c'est pas mon truc.

Il vous suffit de mettre le titre de la pièce suivi de vos impressions... à chaud, à froid ou à tiède.

Merci.

publié dans : Commentaires sculptures
Dimanche 21 mai 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (29)   

En direction des enfants mais aussi des adultes, un espace où chacun a la possibilité de laisser libre cours à son imagination sans directive ni jugement, avec comme support de création : une boule d’argile.

Ici le premier objectif est le plaisir de « faire » et non pas le « produit fini ». Découvrir la matière, sa texture, sa consistance… Se (re)familiariser avec le sens du toucher.

Laisser parler ses mains et écouter la terre. Peu à peu, la boule se transforme jusqu’à se nommer « œuvre ». A tour de rôle, chacun a ensuite la possibilité de commenter sa propre création et d’écouter ce qu’elle évoque pour les autres… Echange de mots et de ressentis sur le chemin d’une création d’histoire…

Il s’agit d’un atelier d’expression et non d’un atelier de sculpture, cependant les bases de construction d’une pièce sont transmises. La plupart des réalisations sont simplement séchées à l’air, mais ceux qui le souhaitent peuvent faire l’expérience du vidage et de la cuisson.

publié dans : Dire et Terre l'atelier
Lundi 22 mai 2006
par Anne ajouter un commentaire commentaires (5)   

Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe

Il a des binocles un vieux costumes gris

Il fume un petit ninas il est assis

Et il vous appelle quand on passe

Ou simplement il vous fait signe

Il ne faut pas le regarder

Il ne faut pas l'écouter

Il faut passer

Faire comme si on ne le voyait pas

Comme si on ne l'entendait pas

Il faut passer presser le pas

Si vous le regardez

Si vous l'écoutez

Il vous fait signe et rien ni personne

Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui

Alors il vous regarde et sourit

Et vous souffrez atrocement

Et l'homme continue de sourire

Et vous souriez du même sourire

Exactement

Plus vous souriez plus vous souffrez

Atrocement

Plus vous souffrez plus vous souriez

Irrémédiablement

Et vous restez là

Assis figé

Souriant sur le banc

Des enfants jouent tout près de vous

Des passants passent

Tranquillement

Des oiseaux s'envolent

Quittant un arbre

Pour un autre

Et vous restez là

Sur le banc

Et vous savez vous savez

Que jamais plus vous ne jouerez

Comme ces enfants

Vous savez que jamais plus vous ne passerez

Tranquillement

Comme ces passants

Que jamais plus vous ne vous envolerez

Quittant un arbre pour un autre

Comme ces oiseaux.

Jacques Prévert                    

publié dans : Mots d'autres
Jeudi 25 mai 2006
par FatigAnne ajouter un commentaire commentaires (2)   
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