Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

"Toilette en Jarsse, ça passe ou ça crasse"
publié dans : La Pontirubrique
Samedi 1 mars 2008
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (3)   
Pendant la dixième mermaine, fête des Krépfrisbies, crêpes volantes qu'on mange en courant après les avoir attrapées avec les dents. Les Ouroulbouloucks-Louks ajoutent de la confiture de crotte de nez, mais ils sont les seuls à aimer ça.
publié dans : La Pontirubrique
Lundi 3 mars 2008
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (1)   
 


Tu entends ces cris ?
Tu sens cette souffrance ?
Toi la mère, la sœur, la tante, l’amie, la fille.
Vous mes grands-mères…
Je vous entends,
Je vous ressens.
Toutes vos blessures béantes,
Toutes vos bouches hurlantes.
Toutes ces déchirures, ces tortures.
Confiances bafouées,
Enfances volées.
Féminité niée, abusée.
Pour rien.
Pour le plaisir; le pouvoir,
La supériorité mâle.
J’ai mal dans vos corps.
J’ai mal dans ma chair…
Et je tremble de toutes vos peurs,
Et je saigne de toutes mes plaies.
Et je crie.
Et je pleure.
Déchirées par le pieu,
Meurtries par l’instrument,
Tronquées.
Cassées.
Sacrifiées sur l'autel de la barbarie, de la bestialité...
De la connerie humaine.
Je ne pardonne pas,
Non, je ne pardonnerai pas.
Parce que l'horreur est impardonnable.


L'illustration est en chantier dans la terre.
Et elle y restera... C'était un vomi.


 

publié dans : Blablagaïanne
Lundi 3 mars 2008
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (2)   

… Me réparent.
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Oui, en ce moment, peut-être plus que jamais, la nature et les contes me réparent. Je m’émerveille tous les jours du pouvoir des contes. Ils ont bien fait de me choisir les contes, ils me font toujours pas bouffer mais ils me soignent. Merci.

Un conte c’est comme un chat, tu crois que tu le choisis mais non, c’est lui qui décide. Il te chope au passage, zuip ! Et il te dit  raconte-moi. Et toi ben, t’as pas d’autre choix que de le raconter parce qu' en plus, si tu le racontes pas, il risque de mourir… Alors, tu t’imagines déjà devant ton public, ou bien tu t’imagines déjà devant ce Lui ou cette Elle que tu aimes et qui DOIT l’entendre parce que le reste de ses jours en dépend, tu te rends compte ? T’as le cœur qui s’ouvre en corolle et du coup ce Lui cette Elle, tu l’aimes encore plus et tellement il s’ouvre ton cœur, tellement il s’ouvre que t’es obligée de pleurer, t’es obligée… Et tu marches. Et tu constates que ton nerf chiatique, il la ferme quand tu marches. Et tu inspires ce paysage qui est le tien. La terre, l'eau, le vent. Mélange d'énergies : c'est bon! Sourire.

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Qu’est-ce qu’il est beau quand même cet étang, hein mon Loulou qu’il est beau cet étang !!
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On est pénards ici, hein mon Loulou, on est seuls au monde… on peut gueuler : HAAAA !!!! On peut chanter aussi. Et il te monte toujours ce même chant africain qui te panse et tu ris quand tu y penses !

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Qu’est-ce qu’il me parle ce tronc d’arbre échoué là… Il a dû en voir…

Ce matin le conte qui m’a sauté dessus, il n’est pas pour Lui ni pour Elle, il est pour Moi et celle qui me l’a offert y a quelques années m’a fait un beau cadeau. Conte de femmes, je suis pas hors sujet. 1ère lecture à haute voix : étranglée. Tu comprends l’importance du truc, tu comprends l’évidence. Tu acceptes les larmes qui lavent mais elles sont là aussi pour te rappeler à l’ordre, elles te disent que tu vas avoir un sacré boulot pour t’en détacher vu comme il résonne, va falloir bosser ma grande avant de le raconter en public celui-là! La pire des horreurs ce serait de pleurer devant ton public : carton rouge ! C’est pas pro et tu charges ton auditoire… Alors tu fais plusieurs lectures, tu t’enregistres, tu t’écoutes et… tu t’entends… et tu sens ton dedans qui zigzague, alors tu décides de laisser poser… et tu repars marcher… Y a du vent mais tu t’en fous, ça va décoller la pulpe encore plus fort !

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On fait la grande balade aujourd’hui Loulou, tu veux ? Y a du boulot, faudra la grande! Tu te surprends encore en flagrant délit de non-observation : c’est nul… Prends une photo, tu regarderas plus tard au moins… oui une photo comme ça à l’arrache, de toutes façons t’as pas la patience des photos et puis avec le vent, le soleil, tu vois que dalle, alors...
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T’as envie de tenter un truc un peu casse-gueule mais tu risques rien, t’es seule… le conte du jour, si tu essayais de le sortir, histoire de voir ? Ouais, tentative. Et là tu te surprends, ta voix t’étonne, ta mémoire aussi… y a des oublis, des maladresses bien sûr mais c’est pas important, il sort ! Tu pleures encore évidemment et ton cœur c’est plus une corolle c’est un choux-fleur ! Tu es pleine d’amour pour cette femme qui se raconte dans ton histoire, tu es pleine d’amour pour toi, pleine de compassion pour ta souffrance et ça fait du bien merde ! Ca fait du bien !!!

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publié dans : Blablagaïanne
Jeudi 6 mars 2008
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (2)   
Le grossoleille range ses habits d'hiver dans son coffre à habits d'hiver. Il sort ses habits de printemps de son coffre à habits de printemps, les essaie devant son miroir  Kirentoubo, sourit, et leur sert le petit déjeuner.
publié dans : La Pontirubrique
Lundi 10 mars 2008
par Gaïa ajouter un commentaire commentaires (1)   
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