Regards épars

Il était une fois

De vous à moi

Il y a des jours

Février 2007
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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...

Le fils : "Maman, faut que je te parle".

La mère : "Je t'écoute".

Le fils : "Je t'aime plus"

La mère : "??!!!!??"

Le fils : "Poisson de février!!! hé hé!!!"

publié dans : Dialogues
Jeudi 1 février 2007
par Anne ajouter un commentaire commentaires (8)   

Si j’étais un chameau volant,

Je te calerais sur mon dos,

Entre mes deux bosses pour ne pas que tu tombes,

Et je t’envolerais jusqu’au pays du sourire,

Là- haut, tout là-haut, tout loin…

Si j’étais un dragon cracheur d’eau,

J’inonderais le feu de la guerre,

Je l’écouterais s’éteindre,

Et je te regarderais faire tes premiers pas,

Dans le pré fleuri, tout fleuri…

Si j’étais un arbre de vie,

J’abaisserais mes branches,

Pour que tu goûtes mes fruits mûrs,

Et je rirais que ton menton juteux,

Vienne me remercier d’un bisou collant…

Mais je ne suis que moi,

Mon dos est cassé, j’ai peur du feu,

Et je ne sais rien faire pousser.

Mais je suis là, pieds plantés au sol, bras ouverts

Et je tiens debout, debout…

 

publié dans : Autres poèmes
Mercredi 7 février 2007
par Anne ajouter un commentaire commentaires (13)   

- Mets ton masque tu vas prendre froid !

- Non, c’est lui qui me tient froid.

- Non, il te protège.

- Je préfèrerais quelqu’un pour me protéger, un masque c’est personne.

- Regarde comme c’est rigolo, tu peux faire des grimaces dessous… Personne ne te voit.

- Moi, j’aime bien faire des grimaces qu’on voit !

- Tu n’es pas un singe quand même?

- Non ! Je suis quelqu’un ! Quelqu’un qui fait des grimaces !

- C’est pas joli.

- Je sais pas ce que c'est le joli, je suis pas quelqu’un de joli !

- Si tu passes ton temps à faire des grimaces personne ne t’aimera !

- Non, y a que ceux qui n’aiment pas les grimaces qui m’aimeront pas… les autres on verra… je le veux plus ton masque, tu peux te le garder, d’ailleurs il te va très bien… mets-le, tu vas prendre froid !

publié dans : Dialogues
Dimanche 18 février 2007
par Anne ajouter un commentaire commentaires (8)   

Tompson, le vieux fermier, a beaucoup d'ennuis.
Il n'arrive pas à se débarrasser de son vieux gros chat gris.
Pour mettre à la porte son chat, il a tenté n'importe quoi.
Il l'a même posté au Canada et lui a dit "Tu resteras là!"
Mais le matou revient le jour suivant, Le matou revient, il est toujours vivant.
Tompson paie un petit gars pour assassiner le chat.
L'enfant part à la pêche, l'animal dans les bras.
Au milieu de la rivière, le canot a coulé.
Le fermier apprend que l'enfant s'est noyé.

Mais le matou revient le jour suivant, Le matou revient, il est toujours vivant.

Le voisin de Tompson commence à s'énerver,
Il prend sa carabine et la bourre de T.N.T.
Le fusil éclate, la ville est affolée,
Une pluie de petits morceaux d'homme vient de tomber.

Mais le matou revient le jour suivant, Le matou revient, il est toujours vivant.

Le fermier découragé envoie son chat chez le boucher
Pour qu'il en fasse du hachis Parmentier.
Le chat hurle et disparaît dans la machine.
"De la viande poilue" est affiché sur la vitrine.

Mais le matou revient le jour suivant, Le matou revient, il est toujours vivant.
Un fou s 'engage à partir on ballon
Pour aller dans la lune déposer le chaton.
A l'autre bout du monde, un cadavre est retrouvé.
Mais le matou revient le jour suivant, Le matou revient, il est toujours vivant

Cette fois-ci, on envoie le chat au Cap Kennedy.
C'est dans une fusée à trois étages qu'il est parti.
Le fermier saute de joie, car il n'a plus de soucis.
Le lendemain matin - on l'appelle de Miami...
Mais le matou revient le jour suivant, Le matou revient, il est toujours vivant
Steve Waring 

 

publié dans : Mots d'autres
Jeudi 22 février 2007
par Anne ajouter un commentaire commentaires (4)   

J’ai fait l’appel.

A l’annonce de ton nom, personne n’a répondu  « présent »,

Personne n’a répondu « absent » non plus.

J’ai attendu… j’ai entendu…

Silence hurlant de l’absence,

Trou sans fond dont l’écho tranchant saigne le ventre.

A terre. Lambeaux…

 J’ai fait l’appel.

A l’annonce de ton nom, j’ai répondu « absent »,

Et je suis passée au nom suivant.

Le nom suivant était le mien,

J’ai répondu « présente ».

Silence caressant de la présence,

Souffle chaud apaisant, cicatrisant.

Debout. Dense.

publié dans : Autres poèmes
Vendredi 23 février 2007
par Anne ajouter un commentaire commentaires (5)   
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