Il était une fois

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De vous à moi et vice versa

Il y a des jours

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Bonjour et bienvenue

Comme l'a dit Françoise Dolto : "Tout est langage".
 Ici c'est mon langage artistique que j'ai envie de partager avec vous.
Mon dire et ma terre. Dire mes mots, mes émois et moi...


La vie c’est comme un livre,

Il suffit de tourner les pages.

Il suffit.

Oublie le marque-page,

Sinon tu stagnes.

Tu patines.

Tu tournes la page et hop t’es ailleurs.

Tu changes.

De décor, d’état d’esprit.

C’est bien.

Il suffit de tourner les pages.

Ou de fermer le livre.

C’est au choix.

Et hop !


Samedi 3 octobre 2009
- Par Gaïa - Publié dans : Blablagaïanne - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires

Elle avait fait le tour de l’horloge. Pile exactement pas dans l’à peu près, ces yeux s’étaient ouverts au même endroit de l’aiguille d’hier soir ! La journée commençait donc par quelque chose de formidablissement épatonnant…  Les rideaux de ses yeux avait envie de retomber mais elle, elle ne voulait pas parce qu’un jour elle avait lu que l’œil pendant toute la nuit il était obligé de regarder le dedans de la paupière et que c’était le summum de l’ennui, alors elle a dit mon œil tu vas voir (ce qui pour un œil normal est très banal mais pas pour le sien…) je vais te montrer autre chose que le dos de ma paupière et boum elle s’est levée! Un peu trop fort dans le boum qui tape dans la tête comme une grosse caisse, alors elle s’est recouchée… Pour réfléchir aussi, parce que dans son dedans ça parlait :

- Pourquoi t’as fait le tour de l’horloge ? Pour voir ce qu’il y avait derrière ?

- Derrière quoi ?

- Derrière l’horloge.

- Non, derrière l’horloge y a des oiseaux cachés dans des piles, je le sais c’est moi qui change les piles quand les oiseaux sont morts ! Non, je l’ai fait pour retrouver mon sentir.

- Ha oui, c’est vrai… hier soir ton sentir était parti dans l’ailleurs… Et il est revenu ?

- Je sais pas trop, attends je me tâte…

- Alors ?

- Oui, on dirait mais il est fragile encore, va falloir un peu de ralenti…


Et à l’unanimité de tout le monde du dedans et du dehors, il a été voté une journée de ralenti. Et voilà !


Lundi 28 septembre 2009
- Par Gaïa - Publié dans : Vistoires - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires


Dans tout mon être et même au-delà,

Bien au-delà, je te porte.

Dans mes pleins et dans mes vides,

Surtout dans mes vides, je te porte.

Dans ma parole et dans mes silences,

Surtout dans mes silences, je te porte.

 

Présence née de l’absence, je n’ai pas toujours compris.

Je me suis parfois débattue, préférant la solitude absolue.

J’ai crié, pleuré, conté, chanté ma déchirure.

A défaut de pouvoir la panser, je n’ai su que la creuser.

Mais je te porte mon père.

Inéluctablement je te porte.


Dimanche 13 septembre 2009
- Par Gaïa - Publié dans : Autres poèmes - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Photo "sur les chemins de paille" par Terry (clic sur l'image)

Elle était toute essoufflée, elle avait marché longtemps, plusieurs heures, sur ce sentier qui serpentait le causse. Elle se rendit compte à quel point son corps avait perdu la mémoire de la marche au grand air. Elle se sentit un peu vieille tout à coup.

Cette bergerie abandonnée qu’elle venait enfin d’atteindre était une aubaine. Aussitôt la porte poussée l’odeur âcre du foin la saisit. Elle sourit en pensant à toutes ses copines qui, à cet instant claqueraient la porte d’un geste vif guidé par leurs narines offusquées par la bestialité de cet effluve. Fille des villes/fille des champs. Elle sourit. C’était peut-être simplement pour cela qu’elle se sentait toujours si seule en leur compagnie. Elle se sentait souvent plus seule en compagnie des autres qu’en sa propre compagnie. Sauf  avec lui, cet homme qu’elle venait de laisser dans le lit douillet de sa maison de campagne, dans ce petit village qu'elle avait découvert hier, ce petit bourg en bas qu'elle apercevait à peine là, maintenant, du haut de son promontoire. La compagnie de cet homme ne l’avait à aucun moment connectée à sa propre solitude. Elle ne le connaissait pourtant que depuis seulement quelques semaines mais à ses cotés, elle se sentait exister. Elle éprouva de la culpabilité de l’avoir laissé ainsi. D’être partie sur la pointe des pieds comme une voleuse en emportant une partie de lui. Mais il n’y avait pas de place aux mots après cette troublante volupté qu’ils venaient de vivre. Elle se coucha en boule sur un lit de paille et parvint à s’imprégner de l’odeur de l’homme laissée sur sa peau. Au petit matin ils avaient fait l’amour, ils avaient fait l’amour comme deux naufragés prenant leur dernière goulée d’air avant la vague fatale. Ils avaient joui en pleurant. Lui s’était endormi aussitôt, paisible ; Elle, elle était partie, elle avait fuit…  Pour prendre l’air. Prendre l’air à pleins poumons, jusqu’à la brûlure. Elle avait marché très vite, elle était encore essoufflée. Son corps garderait longtemps la mémoire de cette étreinte, elle le savait.

Elle voulut s’imprégner du lieu pour calmer son trouble. La lumière filtrait par les interstices de la toiture délabrée, cela donnait à l’air ambiant de beaux reflets blonds. Cette vieille bergerie avait quelque chose de simple et d’infiniment rassurant…  

Simple et rassurant : son grand-père ! Son papé. Malgré son invalidité de blessé de guerre, il incarnait la robustesse. Niché tout contre lui, on ne craignait pas les tempêtes. Elle comprit que c’était la protection de ce grand-père partit trop tôt, qu’elle recherchait dans les bras de ses amants. Elle retrouva la petite fille de ses sept ans, perdue dans la moiteur de ses draps mouillés de fièvre. Lorsque la douleur cuisante d’une otite la sortait de sa torpeur médicamenteuse elle constatait qu’il était là son papé, il lui faisait face, assis sur sa chaise il la regardait de son air bienveillant. Il acceptait qu’elle souffre, il acceptait qu’elle pleure, il acceptait tout. C’était bien. C’était simple et rassurant. Il restait là immobile à la veiller. Il ne parlait pas, ça n’était pas un homme de parole, sa présence suffisait à dire ce qu’il fallait qu’elle entende. Comme il lui manquait à présent, son papé !

Elle sourit à ce souvenir en se laissant aller au sommeil qui semblait vouloir la cueillir, aidé par la chaleur du foin. Quand elle se réveillerait tout à l’heure, elle serait neuve, elle le savait. L’homme en bas demanderait d’où elle venait, elle répondrait : « de mon enfance » et il lui sourirait sans demander plus. Peut-être qu’elle irait se nicher contre lui pour vérifier… Vérifier. Mais peut-être pas, la météo n’annonçait pas de tempête. Elle s’endormit.


Lundi 7 septembre 2009
- Par Gaïa - Publié dans : Fictions - Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
 

Ils ont tout fait tout bien comme des vrais parce qu’ils sont vraiment vrais du cœur et de partout les deux scéniques-complétants! Le vieux copain le chêne il a tout entendu mais quand il le racontera personne ne l’entendra alors c’est même pas la peine qu’il se fatigue!

Il a entendu le joli percutant de l’ensemble de tous, les contages musiqués et l’amour parlochanté sur la peau frappé... Tsik Tsik Boum Boum Tsik...

Et puis aussi il a entendu le délirosophique de patous que d’eux deux sous le robinet du carton coulanrouge. C'était l'after du tounoir du soleil couché du fil de la vie qui tient, mais pas du pétrole parce que le pétrole c’est sale presque comme les mélanges de trous !

La sister du faux téléphone en doigts avait tout bien structuré comme une structureuse comptablo-contente qu’elle est (même dans le papartir !).

Les faces et les rondefesses étaient belles, surtout dans la lumière de la voiture à l’envers en attendant les pavenus du démontage, trop pajuste ! Mais quand même c’était trop formidablissimement génial ce percutant trop réussi, tellement trop qu’elle a dit « on est fort hein ? » juste pour qu’il fasse son pfff dans les yeux roulés parce qu’elle aime le pfff des yeux roulés du black brother.  Et là maintenant elle a le passommeil qui lui dit c’est quand qu’on recommence ? Pfff !!!


Lundi 31 août 2009
- Par Gaïa - Publié dans : Vistoires - Ecrire un commentaire - Voir les commentaires
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